Le réseau mesoclin

Il s’agit du réseau national des centres experts cliniques pour la prise en charge du mésothéliome pleural malin (MPM) créé en 2012 à l’initiative de l’Institut national contre le cancer (INCa).

Le MPM présente des difficultés spécifiques épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques.

Ces difficultés justifient une prise en charge (encadrée par les récentes recommandations françaises et bientôt européennes réactualisées).

  • aidée par un réseau clinique multidisciplinaire spécialiste du MPM.
  • au sein de centres (inter)régionaux coordonnés par un centre expert national.

Les centres experts très spécialisés constituent des réseaux collaboratifs à l’échelle de leur territoire et permettent de structurer des filières de soins optimisées visant à assurer au patient la prise en charge la plus adéquate dès le diagnostic initial.

L’objectif du réseau MESOCLIN est donc d’organiser la prise en charge des patients atteints de mésothéliome pleural malin en alliant expertise et proximité.

Tout patient atteint de mésothéliome pleural malin peut être pris en charge dans l’établissement de son choix mais sera assuré d’un avis d’expert MESOCLIN tant pour le diagnostic (dont la double lecture anatomopathologique) qu’aux divers temps de sa prise en charge (discussion de son dossier en RCP de recours régionale ou nationale, choix d’un programme thérapeutique adapté, accès à certains traitements complexes et aux essais cliniques) et de son suivi.

Voici les principales missions du réseau MESOCLIN :

  1. organiser un réseau de Centres Experts (Inter)-Régionaux ou « antennes de validation diagnostique, épidémiologique et thérapeutique du MPM », dont il assurera la mise en place (équipe et RCP multidisciplinaires…) et le suivi (recensement des données et transmission à l’INCa, respect des critères…).
  2. permettre en outre le recours à des avis d’experts nationaux du mésothéliome (« RCP » Nationale) ainsi qu’un accès aux innovations diagnostiques et thérapeutiques.
  3. faciliter la mise en place d’études nationales ou internationales et la participation des patients à ces études et essais cliniques.
  4. améliorer les connaissances spécifiques concernant le diagnostic, le pronostic et le traitement du MPM grâce au recueil d’informations obtenues à partir de centres hospitaliers ayant un recrutement important par leurs bassins de population respectifs.
  5. renforcer la diffusion des bonnes pratiques pour la prise en charge du MPM (actualisées régulièrement) à l’usage des professionnels, des patients et du grand public.
  6. Enfin, le centre expert national remplira deux missions spécifiques : contribuer aux travaux de l’InVS (Institut de Veille Sanitaire) – Santé publique France dans le cadre de la déclaration obligatoire (DO) de ce cancer et améliorer la connaissance des risques environnementaux.